Troubles Bipolaires
Définitions
Les troubles bipolaires se caractérisent par des troubles affectant l’humeur. Environ 1 à 2% de la population mondiale en souffre, autant des hommes que des femmes, issus de tous milieux socio-économiques. En Suisse, plus de 400’000 personnes sont concernées par cette maladie. L’humeur est une disposition affective fondamentale qui influence notre niveau d’énergie, qui donne une tonalité agréable ou désagréable aux événements que nous vivons, et qui influence nos pensées, nos sentiments ou nos comportements. L’humeur devient pathologique à partir du moment où la tristesse ou la joie est tellement intense, qu’elle génère des symptômes ou des troubles du comportement. La frontière est liée à la présence de souffrance ou de handicap. Ils comportent généralement 3 phases :
1) Une phase d’euphorie ou d’agitation appelée hypomanie ou manie selon l’intensité.
2) Une phase de dépression.
3) Une phase où l’humeur est normale, ne générant pas de souffrances, pendant laquelle les personnes atteintes de ce trouble fonctionnent bien. C’est la phase la plus longue et la plus fréquente chez les personnes rétablies.
Il ne faut pas oublier que :
- Les troubles bipolaires ne sont pas dus à un mauvais fonctionnement familial
- Il est important de nuancer manie et violence : la majorité des gens violents ne souffrent pas de manie et la majorité des personnes souffrant de manie ne sont pas violentes
- Les personnes souffrant de troubles bipolaires sont vulnérables et fragiles
Symptômes
Durant la phase maniaque :
- Sentiment exagéré d’estime de soi ou idées de grandeur. La personne se sent invincible ou omnipotente.
- Réduction du besoin de sommeil. La personne se sent reposée après quelques heures de sommeil. Parfois, elle ne dort plus du tout pendant des jours.
- Logorrhée (discours trop abondant). La personne parle très rapidement, trop fort et beaucoup plus que d’habitude ; elle raconte des blagues et s’irrite quand on l’interrompt. Elle change tout le temps de sujet et il est difficile d’avoir une conversation.
- Fuite d’idée et accélération de la pensée. Elle perd le fil de ses idées, est distraite, impatiente car les autres ne la suivent pas.
- Hyperactivité. La personne paraît très active et débordante d’énergie même si au fur et à mesure, les projets entrepris sont abandonnés.
- Manque de jugement. La personne ne peut maîtriser ou planifier ses actes. Elle prend part à des activités dangereuses sans se rendre compte de leurs conséquences. (mauvaises décisions, dépenses, sexualité)
- Symptômes psychotiques. La personne peut délirer ou perdre le contact avec la réalité. Parfois elle souffre d’hallucinations
Durant la phase dépressive :
- Une humeur dépressive ou une perte d’intérêt ou de plaisir
- Des troubles de l’appétit entraînant une perte ou un gain de poids
- Des troubles du sommeil
- Un manque d’énergie, une fatigue intense ou un ralentissement psychomoteur
- Des sentiments de culpabilité et de dévalorisation
- Une nette baisse de l’aptitude à penser, à se concentrer ou à prendre des décisions
- Des idées suicidaires
- Des hallucinations et délires lors de dépression sévère
Causes
L’humeur de chacun dépend de multiples facteurs : un élément biologique traité par le cerveau, une vulnérabilité génétique, un certain vécu, des ambiances et des relations liées à l’histoire personnelle, etc. Comme le facteur génétique ou héréditaire ne semble pas suffisant à lui seul pour justifier ces troubles, on parle plutôt de prédisposition ou vulnérabilité génétique. S’il y a maladie bipolaire d’un parent, le risque statistique est 10% environ plus élevé que pour la population générale.
Rencontre de proches
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Nos rencontres ont pour but de donner la parole aux proches. L’accompagnement des malades souffrant de schizophrénie est parsemé de difficultés, d’espoirs, de découragements, de moments heureux aussi. L’entourage a besoin d’échanger, de pouvoir partager ce qu’il vit, de trouver du réconfort, de découvrir et d’entretenir les moyens de conserver son bien-être, sa santé et l’équilibre familial.
Ont aussi leur place dans nos rencontres, la formation des proches, l’information sur les troubles schizophréniques, les traitements, les thérapies et la recherche ainsi que sur les ressources de soins et de soutien existants. Notre programme propose des thèmes de discussion, des informations faites par des professionnels, des moments de détente, la mise à disposition d’une petite bibliothèque… Nos rencontres ont lieu le 2ème mardi du mois à 20h en alternance
à SION : Notre Dame du Silence, Chemin de la Sitterie 2, 1ère route à droite après le couvent des Capucins
à FULLY : Rue de l’Eglise 54, Bâtiment socio-culturel 3ème étage
Les troubles bipolaires se soignent !
Une bonne prise en charge du malade est importante ; l’entourage est indispensable pour contribuer à l’amélioration de sa santé. Pour cela, différentes approches sont mises en place :
Traitement médicamenteux
Un traitement médicamenteux approprié à base d’antipsychotiques vise à diminuer ou à faire disparaître les
symptômes occasionnés par la maladie. Il atténue les
souffrances du malade et lui permet un meilleur fonctionnement psychique et social qui va favoriser un rétablissement et la réadaptation.
Thérapie individualisée
Elle permet une approche fondée sur une réadaptation globale et multidisciplinaire pour retrouver une qualité de vie satisfaisante et une bonne hygiène de vie.
Soutien psychosocial
Un soutien psychosocial permet de maintenir une stabilité retrouvée et donner un maximum de chances au rétablissement du malade.
Psychoéducation
La psychoéducation des familles par un programme
de formation destiné aux proches (Famille et troubles bipolaires.) Profamille).
Journée des Troubles bipolaires